30 mai 2008
Interview de Simone Rignault, Présidente du groupe UMP du Conseil régional de Bourgogne
1 – Votre région mérite-t-elle vraiment de figurer sur le livre noir cette année encore ?
Simone Rignault : la Bourgogne mérite, cette année encore, toute sa place dans le livre noir des régions socialistes
Elle se situe en deuxième position des régions qui ont le plus augmenté les impôts depuis 2004 : + 72%, juste derrière le Languedoc-Roussillon. Pour la première fois depuis 1999, la dette aussi augmente. Alors que l’Etat se réorganise pour limiter ses dépenses, la Bourgogne fait le choix inverse. On assiste à une véritable dérive des dépenses de la collectivité.
2 – Quelle est la mesure, le projet, la décision qui a été prise par l’exécutif de gauche de votre région et que vous jugez la plus choquante ?
Simone Rignault : C’est le train de vie qu’ont adopté les élus socialistes qui me choque le plus.
Sous couvert de solidarité internationale, ils organisent des voyages en Inde, à Dubaï, à Madagascar, au Maroc, à Singapour, etc.
Sous couvert de « communication avec les citoyens bourguignons », ils consacrent plus de 3 millions d’euros par an à des campagnes d’affichage, d’éditions, d’encarts publicitaires, de messages radiophoniques.
3 – Quelles sont vos propositions pour remettre de l’ordre dans cette mauvaise gestion ?
Simone Rignault : L’intérêt général commande l’abandon des intérêts particuliers.
Il faut revenir aux missions premières du Conseil régional et remettre à plat les nouvelles politiques inventées depuis 2004, qui coûtent si cher à la collectivité et dont l’intérêt n’est pas démontré : emplois-tremplins, contrats-ressources, productions cinématographiques, contrats d’urgences, plan bocage, FIP, FAP, PACQ, etc … Pour gérer ces nouvelles politiques, le Conseil régional a recruté 160 agents. Mais cela ne l’a pas empêché « d’externaliser » la gestion des dossiers et d’affecter des sommes considérables à des prestataires de services !
Le Conseil régional ne joue plus son rôle de chef de file et de coordonnateur des politiques régionales. En encourageant les sollicitations, en multipliant ses compétences, en augmentant ses effectifs de personnel, il méconnaît son rôle essentiel qui est de dessiner l’avenir de la région et de fixer les voies de son développement.
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28 mai 2008
L'édito de Roger Karoutchi
Depuis 2004, vingt des vingt-deux régions métropolitaines sont gérées par des présidents socialistes. En 2005, nous avons publié un premier bilan critique d’une année de gestion socialiste : explosion des impôts, multiplication des dépenses de fonctionnement, de communication et saupoudrage des subventions aux associations. En 2007, dans le deuxième livre noir, nous avons constaté au-delà des dérives budgétaires et de la mauvaise gestion, qu’un véritable programme d’instrumentalisation des exécutifs régionaux s’était mis en place.
Aujourd’hui, après cinq années de gestion socialiste dans les régions, il ne s’agit malheureusement plus de dresser un simple bilan critique des politiques et des actions nouvelles, mais bien de constater avec suffisamment de recul, les effets catastrophiques de la gestion socialiste dans
les régions. Le résultat n’est plus seulement consternant comme dans les deux précédents livres noirs, il est accablant.
En complément de ce livre, j'ai souhaité la création de ce blog, espcace de dialogues et d'échanges, afin que vous puissiez exprimer votre opinion sur la gestion de vos régions. La parole est à vous : n'hésitez pas à commenter, compléter et apporter votre expérience aux différentes pages du blog !
Roger KAROUTCHI,
Président du groupe Majorité présidentielle au Conseil régional d'Ile-de-France,
Secrétaire d'Etat chargé de Relations avec le Parlement
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27 mai 2008
Le dessin de la semaine
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