03 juin 2008
Interview de Bernard Deflesselles, Président du groupe UMP-NC en région PACA
Votre Région mérite-t-elle vraiment de figurer sur le livre noir cette année encore ?
Bien évidemment, et même en bonne place ! Monsieur VAUZELLE se distingue tout particulièrement au palmarès des mauvais gestionnaires : il réussit le tour de force de doubler à la fois l’impôt et les déficits.
Savez vous par exemple que depuis deux ans il a augmenté au maximum les prélèvements sur les carburants par la TIPP régionale ?…. Alors qu’il avait la possibilité légale de les baisser !
Par ailleurs, tout comme ses 19 autres collègues socialistes, il a décidé d’ériger la Région en contre pouvoir systématique du Gouvernement légitime de la France.
Tout cela mérite d’être « pointé » dans cette troisième édition du Livre Noir en Provence-Alpes-Côte d’Azur tout comme dans l’ensemble des Régions.
Quelle est la mesure, le projet, la décision qui a été prise par l’exécutif régional de gauche de votre Région et que vous jugez la plus choquante ?
En Provence-Alpes-Côte d’Azur ce n’est pas un projet, une mesure ou encore une décision qui sanctionne l’échec de la Gauche mais son état d’esprit.
Celui d’une majorité Rose-Rouge-Verte à géométrie variable qui conduit à dire et faire à peu près tout et son contraire pour assurer une union de façade.
Trois exemples :
- Accueillir ITER en «achetant » les Verts sans lesquels la Gauche serait en majorité relative. Cela nous coûte 150 M€ supplémentaires. C’est la contre partie octroyée à l’intégrisme écologique.
- Promettre la construction de 17 Lycées pour justifier les augmentations d’impôts et n’en construire qu’une dizaine…. où passe donc l’argent ?
- Enfin, les investissements sont massifs dans les Trains Express Régionaux mais la Gauche et notamment le PCF laissent les syndicats confisquer cet outil exceptionnel de développement durable : 10 000 trains ont été annulés l’an passé pour cause de grève.
Au final, c’est le contribuable qui paye : en 10 ans, 110% de pression fiscale en plus et une dette doublée.
Tel est le prix d’une gestion que Monsieur VAUZELLE nous présente comme vertueuse alors qu’elle repose sur un clientélisme indécent.
Quelles sont vos propositions pour remettre de l’ordre dans cette mauvaise gestion ?
Ce n’est pas dans cette voie – celle qui consiste à masquer ses insuffisances en dénonçant le désormais « célèbre désengagement de l’Etat » qui finance pourtant plus de la moitié du budget régional – que les Socialistes orientent la Région. Ils ont clairement choisi les chemins du "saupoudrage idéologique" alors que nous proposons de prendre ceux de la complémentarité et de la solidarité des territoires.
Alors que notre Région, l’une des trois premières en France par ses richesses, son dynamisme économique et sa démographie dispose d’un budget de près de 2 MDS € nous manquons d’ambition, de souffle. Nous gâchons nous atouts.
Cette spirale de l’échec qui se nourrit des insatisfactions et du clientélisme que suscite Monsieur VAUZELLE, nous comptons bien y mettre fin par un engagement vertueux qui rassemble dans une communauté de destin et de projets nos 1 000 Communes, nos 6 départements et la Région.
Nous voulons rendre aux Provençaux-Alpins et Azuréens leur liberté de décider ensemble de leur avenir.
C’est la différence fondamentale qui nous oppose à Monsieur VAUZELLE qui, avec ses dix neuf autres camarades Président de Région, prend ses ordres à la rue Solférino.
Retrouvez le nouveau site du groupe UMP-NC de la région PACA sur www.ump-paca.org
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30 mai 2008
Interview de Simone Rignault, Présidente du groupe UMP du Conseil régional de Bourgogne
1 – Votre région mérite-t-elle vraiment de figurer sur le livre noir cette année encore ?
Simone Rignault : la Bourgogne mérite, cette année encore, toute sa place dans le livre noir des régions socialistes
Elle se situe en deuxième position des régions qui ont le plus augmenté les impôts depuis 2004 : + 72%, juste derrière le Languedoc-Roussillon. Pour la première fois depuis 1999, la dette aussi augmente. Alors que l’Etat se réorganise pour limiter ses dépenses, la Bourgogne fait le choix inverse. On assiste à une véritable dérive des dépenses de la collectivité.
2 – Quelle est la mesure, le projet, la décision qui a été prise par l’exécutif de gauche de votre région et que vous jugez la plus choquante ?
Simone Rignault : C’est le train de vie qu’ont adopté les élus socialistes qui me choque le plus.
Sous couvert de solidarité internationale, ils organisent des voyages en Inde, à Dubaï, à Madagascar, au Maroc, à Singapour, etc.
Sous couvert de « communication avec les citoyens bourguignons », ils consacrent plus de 3 millions d’euros par an à des campagnes d’affichage, d’éditions, d’encarts publicitaires, de messages radiophoniques.
3 – Quelles sont vos propositions pour remettre de l’ordre dans cette mauvaise gestion ?
Simone Rignault : L’intérêt général commande l’abandon des intérêts particuliers.
Il faut revenir aux missions premières du Conseil régional et remettre à plat les nouvelles politiques inventées depuis 2004, qui coûtent si cher à la collectivité et dont l’intérêt n’est pas démontré : emplois-tremplins, contrats-ressources, productions cinématographiques, contrats d’urgences, plan bocage, FIP, FAP, PACQ, etc … Pour gérer ces nouvelles politiques, le Conseil régional a recruté 160 agents. Mais cela ne l’a pas empêché « d’externaliser » la gestion des dossiers et d’affecter des sommes considérables à des prestataires de services !
Le Conseil régional ne joue plus son rôle de chef de file et de coordonnateur des politiques régionales. En encourageant les sollicitations, en multipliant ses compétences, en augmentant ses effectifs de personnel, il méconnaît son rôle essentiel qui est de dessiner l’avenir de la région et de fixer les voies de son développement.
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